Brétigny reste une référence

Saison 2016 – 2017

Aujourd’hui – 14:20 – DSR (Groupe A) site ligue de paris-idf

Didier Brillant (Responsable Technique) : « Brétigny reste une référence »

DSR (Groupe A)

Malgré sa défaite dimanche dernier face à Saint-Brice (0-3), qui lui a chipé à cette occasion la tête du classement, l’équipe de Brétigny occupe toujours, en ayant le même nombre de points que le leader, les premières places du groupe A de DSR. Avant un nouveau match charnière ce dimanche contre un autre concurrent direct, Sucy, Didier Brillant, l’entraîneur de la formation fanion et reponsable technique, fait le point sur les objectifs de cette fin de saison et plus généralement sur ce club de Brétigny qui continue à se distinguer par l’excellence de sa formation.

Didier Brillant, c’est un peu le money-time pour Brétigny alors que la fin de saison approche ?
« C’est vrai que nous sommes dans un enchainement de matches très importants face à des concurrents directs pour les premières places. Nous nous sommes logiquement inclinés (3-0) la semaine dernière face à une très bonne équipe de Saint-Brice qui nous a pris à cette occasion la première place du classement. Nous devons donc nous reprendre très vite même si nous allons nous déplacer sur la pelouse de Sucy une formation encore invaincue alors que nous sommes au mois de mars. C’est une réelle performance et nous nous attendons à un match compliqué. »

Qu’est-ce qu’il faudra faire de différent pour éviter une défaite comme celle concédée face à Saint-Brice ?
« Je pense que nous avons besoin de retrouver de la rigueur. Nous avons réalisé jusqu’ici quelque chose de bien dans un championnat très relevé où pas moins de cinq équipes (avec Saint-Denis et Melun) jouent les premières places. Les garçons se sont montrés à la hauteur même si nous pouvons leur reprocher un manque de maturité qui les empêche parfois de se remettre en question. Il va donc falloir réagir pour bien finir cet exercice. Le maintien est assuré mais nous avons un calendrier un peu compliqué. Nous n’avons donc pas le droit de nous disperser. »

La réforme des championnats pourrait vous être favorable avec la possibilité de monter en ne terminant pas premier.
« C’est un élément que nous prenons effectivement en considération. Ce serait une belle récompense pour le club et pour les joueurs. Ce sont des garçons fidèles. Certains nous ont rejoints pour progresser. D’autres sont revenus chez nous après avoir été voir ailleurs. Nous jouons cette année avec très peu de mutation. Il s’agit donc de joueurs qui se connaissent bien et qui ont sutout une excellente mentalité. »

Qu’est-ce que signifierait pour vous une accession ?
« Ce serait une énorme performance compte tenu de la spécificité de notre club. Brétigny c’est un paquebot. Avec une équipe seniors fanion qui marche bien mais surtout une structure jeune en dessous qui réclame beaucoup d’efforts en terme de moyens, d’énergie, d’implication et de volonté. Nous n’avons pas beaucoup de concurrents dans ce domaine. Imaginez un peu qu’en U17 notre équipe 4 évolue en DHR. Nous avons, au moment où nous nous parlons, 7 équipes qui occupent les toutes premières places du classement. Comme un symbole notre formation de U17 nationaux réalise aussi une très belle saison. C’est sa 25e de suite à ce niveau. Un record et une constance dans la performance. »

Quel est le secret de la réussite de Brétigny dans la formation depuis toutes ces années ?
« Nous avons d’abord su maintenir un esprit club remarquable alors que ce n’est simple aujourd’hui. Le foot est devenu plus consommateur qu’il s’agisse des joueurs ou des éducateurs. Il faut savoir les garder et faire face à une concurrence accrue qui convoite nos meilleurs éléments. Mais nous avons pour cela nos structures. Grâce à notre internat et nos sections sportives du lycée Jean-Pierre Timbaud et du collège Pablo Néruda nous sommes toujours très attractifs. Des garçons comme Patrice Evra ou les frères Faty sont sortis de cette structure. Nous avons un jeune actuellement, Yanis Begraoui, qui a fait son sport-étude à la fois au collège et au lycée, qui vient de signer à l’AJ Auxerre, avec qui nous avons un partenariat depuis très longtemps, et qui est également sélectionné avec l’équipe de France U16. Il y a au total un peu plus de 80 garçons issus de Brétigny qui sont devenus professionnels. Je pense que c’est une référence. C’est pour cela que nous recevons encore aujourd’hui des candidatures de toute l’Ile-de-France. Dans les prochains jours nous organisons une détection pour des joueurs nés en 2000 et 2001 et nous avons déjà 400 pré-inscriptions venant de toute l’Ile-de-France. »

Comment parvenez-vous à maintenir à flot ce que vous appelez ce gros paquebot ?
« C’est de plus en plus difficile. Il y a toujours plus de réglementation et cela réclame un investissement en temps et en homme très important. L’organisation, la sécurité, l’administratif nous tendons vers une professionnalisation sans en avoir réellement les moyens. C’est donc très compliqué. Nous souhaiterions pouvoir aussi développer le football dans toute sa variété avec notamment des féminines. Mais comment faire ? Nous avons besoin d’espace, de terrains, de vestiaires, d’autant que nous mettons aussi un point d’honneur à conserver du football loisirs. Nous devons penser à ce football de proximité. Notre école de foot, des U6 jusqu’aux U9, accueille 100 gamins. Dans ce contexte nous réfléchissons donc à des manières d’évoluer même si quoi qu’il arrive nous serons toujours menés par une seule chose : la passion. »